Le nom " Hardelot
" est d'origine anglo saxonne : " hard ", signifiant
dur, fort, puissant. Cela n'a rien d'étonnant si l'on
considère l'influence que les Anglais ont pu avoir dans
la région. Ils font partie intégrante de l'histoire
du Château d'Hardelot.
Construit par Charlemagne, il était destiné à
lutter contre les invasions normandes. Renaud de Dammartin y
séjourna avec son épouse Ide de Boulogne et y signa,
en 1203, la Première Charte Communale. Pour se venger
de la rébellion de Renaud, Philippe-Auguste donna l'ordre
de détruire le Château qui fut restauré en
1228 par Philippe de Hurepel, Comte de Boulogne, qui en avait
fait sa résidence d'été. Là, entourés
d'une cour brillante, bercés par les complaintes des troubadours,
les Princes de Boulogne vivaient dans le luxe, recevant et chassant
dans la forêt un gibier alimentant une table royale qui
fait aujourd'hui rêver : cerfs, chevreuils, loups, buffles.
Au XVIème siècle, le Château appartenant
à la Couronne de France dut subir les assauts des envahisseurs
anglais. Une armée de 800 Français s'opposa à
700 chevaliers et 400 arquebusiers anglais, luttant pied à
pied autour du Château, jusqu'à la capitulation
française devant Henri VIII en 1544. Après la mort
d'Henri VIII, en 1547, le Château redevint français.
Il fut détruit par Michel Pattras de Campaigno, sur ordre
du Cardinal de Richelieu en 1617. Après plusieurs propriétaires
successifs, il fut reconstruit par un Anglais, Sir John Hare,
avant d'être acheté en 1897 par Sir John Whitley.
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